Retour sur le festival 2025 !

Du 21 au 29 novembre 2025 a eu lieu comme chaque année notre festival “Brisons le Silence” qui a pu toucher plus de 2700 personnes grâce à 20 actions menées par Filactions. Ce festival permet de mettre en lumière et de dénoncer les violences sexistes et sexuelles et conjugales en allant à la rencontre du grand public.

Le festival est aussi une occasion pour le public de rencontrer les acteur·ices de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, qu’ils et elles soient artistes, associatif·ves, chercheur·euses ou acteur·ices du territoire local et international. Leur travail quotidien sur le terrain apporte des solutions face à ce système discriminant. Il est ainsi primordial pour Filactions de penser ce temps fort autour du 25 novembre, Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux minorités de genre, en partenariat avec elles et eux.

Nous vous proposons une rétrospective sur les différentes journées et actions mises en place !

Personnes présentes sur nos différentes actions
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L’exposition met en valeur l’engagement féministe de Filactions contre les violences sexistes, sexuelles et conjugales depuis 2004. Créée à l’occasion des 20 ans de l’association, vous avez pu la (re)découvrir dans le hall de la Maison Pour Tous des Rancy.

La Cie Vilain·es s’est produite sur scène en face de collégien·nes dans un spectacle d’improvisation à partir de témoignages de jeunes sous format audio. En effet, un peu plus tôt dans la semaine, les chargées de prévention de Filactions et la Compagnie Vilain·es s’étaient rendues dans deux établissements afin de recueillir les témoignages des élèves. Les comédiennes n’ont pas eu connaissance des récits avant d’arriver sur scène et les ont découvert quelques secondes avant de jouer ! Ainsi, après avoir entendu les récits, elles ont pu mettre en scène des situations afin de parler d’inégalités, de domination, de violences mais également en proposant des solutions et en saisissant à bras le corps des questions d’identités.

A la suite du spectacle, les jeunes ont pu s’exprimer sur leurs ressentis et poser leurs questions. Cela a permis un moment d’échange riche et passionnant avec les collégien·nes.

Nous nous sommes retrouvé·es samedi 22 novembre après-midi pour la manifestation contre les violences sexistes et sexuelles organisée par le Collectif Droits des Femmes 69. 

Avant son départ, le Happening des femmes en blanc a eu lieu afin de dénoncer les violences faites aux femmes et aux minorités de genre dont les féminicides, au nombre de 149 ce jour-là. 

C’est plus de 5000 personnes qui ont marché dans les rues de Lyon pour apporter leur soutien aux victimes de violences et les dénoncer à voix haute ! Nous étions également accompagné·es des Battantes et de leurs rythmes engagés durant la manifestation. 

 

Après avoir bien marché et revendiqué nos droits, nous avons célébré la fin de la journée aux Grandes Voisines pour une soirée festive avec plusieurs performances de cirque féministe et une boum crépitante ! Nos bénévoles ont tenu un stand durant la soirée et nous avons dansé et célébré les victoires féministes ! 

Les balades urbaines permettent de se promener dans les différents arrondissements de Lyon afin de (re)découvrir artistes, réalisatrices, militantes, poétesses, résistantes et gastronomes au sein de la ville. Cela permet de mettre en avant les parcours de femmes ayant marqué l’Histoire de la ville afin de lutter contre l’invisibilisation des femmes dans l’espace public. 

Cette année, elles ont eu lieu le samedi 22 novembre et le dimanche 23 novembre dans le 6e et 3e arrondissement. Les bénévoles de l’association ont organisé et animé ces balades pour un peu plus de 60 personnes cette année !  

C’est à l’heure du thé que le public s’est retrouvé au Zam Sœurs pour assister à la lecture des Briseuses de Silence. Plusieurs extraits d’ouvrages d’auteur·ices, de poéte·sses et de romancièr·es osant dénoncer les violences ont été sélectionnés et lus par les membres du Conseil d’Administration accompagnés de passages musicaux afin de faire entendre ce qui ne peut plus se taire.

L’artiste Aigre Douce nous a fait la surprise de sa présence pour chanter un de ses morceaux en exclusivité !

Nous avons accueilli à l’Espace Citoyen du 8e arrondissement deux classes de lycéen·es afin qu’ils et elles participent au théâtre forum proposé par la compagnie des Incarnées. Le théâtre forum est une forme de théâtre participatif où les jeunes deviennent acteurs et actrices dans une situation discriminante afin de venir en aide à la victime. Ainsi, les scènes ont été jouées par les comédien·nes de la compagnie et les jeunes ont pu s’impliquer afin d’aider la personne victime dans la scène. Ils et elles ont porté sur scène leurs solutions face aux différentes situations de harcèlement pouvant prendre place dans leur quotidien. 

Le 24 novembre, le centre social Moreau et l’association des centres socioculturels d’Oullins-Pierre-Bénite ont accueilli le vernissage de l’exposition « Parcours de Femmes » de Magali Hubac. C’est à travers 5 témoignages que nous découvrons des parcours questionnant nos regards sur les femmes et les migrations. L’exposition est née d’une expérience de terrain et de rencontres avec des femmes venues d’horizons divers et souhaite donner une voix à celles que l’on n’entend jamais : des femmes, des migrantes, des battantes – une exposition qui témoigne de leur courage, de leur force, de leur dignité.

Le projet est né au sein du Centre Social de la Saulaie, pour lutter contre les stéréotypes : écouter ces femmes, c’était déjà commencer à déconstruire des idées reçues — sur leurs vies, leurs choix, leurs aspirations. De ces échanges sont nés un recueil de témoignages et aujourd’hui, cette exposition que Magali Hubac a imaginé et conçue pour rendre hommage à ces voix puissantes et inspirantes.

Après les ados c’est au tour du grand public de se rendre au théâtre ! Filactions, la compagnie Novecento et la ville de Vénissieux ont invité les spectateur·ices dans un au-delà hors du temps où les récits de femmes de tout horizon se retrouvent autour d’un même point commun : celui d’avoir vécu des féminicides. Dans un seul en scène, la comédienne fait vivre des témoignages poignants basés sur des faits réels, en utilisant parfois un humour cinglant. Le spectacle a été accompagné d’un temps d’échange enrichissant avec la quarantaine de personnes présentes pour discuter de la pièce, des ressentis et des questionnements soulevés par le public. 

Le Festival « Brisons le Silence » contre les violences sexistes, sexuelles et conjugales utilise depuis sa création la culture comme moyen d’expression. C’est donc notamment grâce au théâtre que ces violences sont mises en lumière et dénoncées. Les artistes, metteur·euses en scène et comédiennes font un travail important pour saisir les différentes réalités des femmes victimes de violences.

Le 25 novembre est une journée clé du festival car c’est la Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux minorités de genre. Cette année, la MJC Montchat nous a accueillie pour une journée en deux temps, autour d’une table ronde puis d’un spectacle.

La table ronde de l’après-midi, en partenariat avec le collectif associatif de la Maison des Femmes et la chercheuse Margot Giacinti, nous invitait à refléchir à la question : « Vers une protection effective pour tous·tes : comment lutter contre les violences sexistes et sexuelles sans oublier personne ? ». Les associations Intim’Agir, Au Tambour, PasserElles Buissonières et La Toile étaient invitées pour échanger sur leurs expériences de terrain. Cela a pu nourrir des échanges sur les manières de renforcer la protection de toutes les femmes, des personnes trans et non binaires, face aux violences sexistes et sexuelles, en particulier celles/ceux qui sont souvent invisibilisé·es (personnes exilées, en situations d’handicap, précaires, etc.) mais aussi sur des actions partenariales à mettre en place afin que personne ne reste isolé·e face à ces violences.

Après la table ronde, durant un temps convivial autour d’un buffet, le public a pu rencontrer les associations et collectifs engagé·es au quotidien sur le terrain ainsi que la Librairie du Cours (Lyon 3e) ainsi que les auteur·ices Nicolas Wild et Mathilde Hinault qui ont présenté leurs ouvrages.

Le spectacle « Robuste » de la Compagnie Vilain·es met en lumière les différents parcours de reconstruction de femmes victimes de violences conjugales. Léa Marchand et Julie Doyelle ont construit cette pièce à partir de témoignages de femmes victimes de violences qu’on écoute à travers le spectacle. « Robuste » s’intéresse au sujet de l’après violence, trop peu abordé. Il s’attache à montrer que la reconnaissance d’un statut de victime ne signifie pas pour autant impuissance, faiblesse ou incapacité. Au contraire, la pièce illustre les différents appuis, ressources et stratégies qui ont donné la force à ces femmes de sortir de l’emprise. Leur spectacle prend forme grâce à 30 kilos d’argile utilisé tout au long de la pièce et qui est ensuite distribué aux 220 personnes présentes lors de la scène finale. En ramenant son morceau d’argile sur scène, le public conclut la représentation.

La Compagnie Vilain·es ainsi que Mathilde Hinault (autrice), Céline Josserand de VIFFIL, deux salariées de la Maison des Femmes, Nicolas Wild (auteur) et Coline Seveau de Filactions se sont réunis après le spectacle pour un échange avec la salle et pour partager les expériences de chacun·es. 

Le cinéma le Mourguet, Femmes Cinéma Egalité et Filactions ont proposé la projection du film Oxana, en présence de la réalisatrice Charlène Favier (scénariste, réalistrice et productrice très remarquée dès son 1er long-métrage Slalom). Le film retrace l’histoire d’Oksana Chatchko, artiste et militante ukrainienne et la création du mouvement FEMEN en 2008 et la suit dans son militantisme pour les droits des femmes et la liberté jusqu’à risquer sa propre vie. Les échanges avec la réalisatrice à la suite de la projection ont permis de mieux appréhender les conditions du tournage et l’engagement des actrices pour incarner leur rôles.

Le 26 novembre au matin, la MJC Laënnec, la Bibliothèque Municipale de Lyon (Bibliobus) et Filactions ont proposé une lecture à une dizaine d’enfants entre 3 et 8 ans et leurs parents. Les livres choisis ont permis plusieurs échanges autour de l’égalité dans la parentalité.

Nous nous sommes retrouvé·es à A Thou Bout d’Chant en début de soirée pour un concert de deux artistes féminines : Rima et Sibylle, toutes les deux révélées grâce à la colo des Canut·es

Mais avant cela, les 80 personnes présentes ont pu assister à la formation StandUp contre le harcèlement de rue où ils et elles ont appris la méthode des 5D pour réagir au harcèlement sexiste dans l’espace public.

Après un court entracte Rima est monté sur scène pour nous jouer ses différentes compositions. Elle a commencé fort avec des morceaux dénonçant les violences sexistes et sexuelles puis a également joué ses chansons d’amour pour les figures féminines de sa famille. 

Sibylle l’a suivi sur scène pour interpréter ses chansons poétiques et mélodieuses. Un de ses morceaux a été accompagné par une représentation de dance seul en scène et elle nous a également chanté une chanson en capverdien. 

Le 28 novembre, la Ville de Lyon en partenariat avec Filactions ont invité le public à l’Hôtel de Ville pour assister à la représentation de « Papier tue-mouche » de la compagnie L’Usine Ephémère. Ce seul en scène en format tri frontal invite les spectateur·ices dans le salon du personnage où iels découvrent la vie de Thérèse Lemoine alors qu’elle raconte son quotidien et les violences qui l’accompagnent. Ce spectacle immersif interroge frontalement la figure du témoin des violences conjugales. 

Une installation artistique collective conçues par les dames de l’association Au Tambour sous la direction d’Oriane Quillio était déployée avant le spectacle et la centaine de personnes présentes ont pu la découvrir.

Pour la clôture du festival, nous avons organiser une journée en deux temps autour d’une table ronde puis d’un spectacle de danse

La table ronde, coorganisée avec Equipop (association féministe de solidarité internationale) et facilitée par Aline Nanko Samaké (présidente d’Equipop), nous invitait à réfléchir à comment résister face aux mouvements réactionnaires grâce à une alliance féministe internationale. En effet, face au backlash (cette levée de boucliers des mouvements conservateurs, anti droits et réactionnaires, souhaitant faire reculer les droits des femmes et des minorités de genre), les féministes du monde entier s’organisent. Alors, 4 activistes féministes d’Afrique de l’Ouest, du Nord et du Moyen-Orient ont discuté de leurs expériences de terrain, leurs moyens de résistances féministes et des manières dont il est possible d’organiser une alliance féministe internationale. 

 

Après la table ronde, un temps d’échange autour d’une buvette et de la cantine solidaire Najach, nous avons pu assister au spectacle « Viriles » de la compagnie Kynlaus. Cette représentation met en scène cinq danseuses qui bousculent les injonctions liées au genre et à la masculinité. C’est devant une salle complète de 460 personnes que les danseuses ont pu s’affranchir des codes et expérimenter tous les aspects de cette virilité. 

Après le spectacle, un temps d’échange entre la salle, les danseuses et la chorégraphe Alizée Hernandez ont permis de s’interroger sur les différents personnages et la manière dont leurs diverses masculinités ont été mises-en-scène.

En bonus du festival, la collective Vacarmes, en partenariat avec Filactions et le collectif MeToo Lyon ont invité le public au vernissage de leur exposition Vacarmes. C’est une exposition collective et participative qui regroupe des productions réalisées par des personnes ayant vécu des violences sexuelles. A travers plusieurs supports tel que l’écriture, le dessin, la peinture et des enregistrements audio, les personnes extériorisent les violences vécues. L’exposition était accompagnée d’une scène ouverte où le public et les artistes ont pu s’exprimer durant la soirée. 

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